Ce livre est le résultat d'une vaste enquête de terrain menée par
Philippe Bataille sur le racisme au travail. Il reflète deux
préoccupations. La première est syndicale et répond à la volonté de
connaissance en la matière affichée par la CFDT. La seconde est
scientifique: cette étude s'inscrit dans le cadre d'un programme de
recherche sur le racisme dirigé par Michel Wieviorka (CADIS) depuis le
début des années 90.
L'auteur s'intéresse à trois aspects du phénomène. Il décrit d'abord
les formes d'expression du racisme dans les relations de travail. Il
constate qu'en dépit des menaces de sanctions et du contexte moral
actuel, l'ascension du FN et la suppression progressive des tabous
confèrent un semblant de légitimité à un racisme souvent symbolique
(plaisanteries, tracts...). Derrière celui-ci, on trouve un refus
viscéral de toute affirmation identitaire de la part des travailleurs
immigrés (ou fils d'immigrés) sur le lieu de travail.
Philippe Bataille décrit ensuite les processus assez terrifiants de
discrimination au sein de l'entreprise avec la mise en place progressive
d'un système d'ascension sociale et de répartition des tâches qui n'est
plus fondé sur le critère de compétence, mais sur des considérations
ethniques et raciales. Cette dérive tend à bloquer la promotion sociale
des catégories ethniquement marquées et à les reléguer à des tâches
subalternes, qui les tiendront, autant que possible, éloignées de la
clientèle.
Enfin, différentes formes de discrimination socio-culturelles à
l'embauche traduisent le recul des critères de compétence personnelle et
de qualification professionnelle. Un chapitre entier consacré à la
fonction publique montre que celle-ci n'est nullement épargnée par le
phénomène. Dans une seconde phase, Philippe Bataille s'interroge sur les
possibilités d'action du syndicalisme face au racisme. Face à la «loi
du silence» qui semble peser sur ce sujet, n'y a-t-il pas urgence, se
demande l'auteur, à ce que le syndicalisme, plutôt que de se réfugier
dans un républicanisme étroit,introduise le thème de la diversité
culturelle comme nouvel enjeu de combat?
Ce blog remet en cause le racisme dans tous ses sens qui continue à sevir dans nos sociétés d'une part,et surtout du travail forcé des enfants à travers le monde entier.
lundi 24 décembre 2012
SEGREGATION RACIALE
La ségrégation raciale est la séparation physique des personnes de couleurs différentes dans les activités qu'elles exercent couramment que ce soit manger au restaurant, boire de l'eau à une fontaine, utiliser des toilettes, aller à l'école ou au cinéma, ou pour louer ou acheter une maison. La ségrégation peut exister de jure (expression du latin signifiant de droit), instaurée par la loi, ou de facto (du latin, de fait). Dans ce dernier cas, la ségrégation de facto peut même exister illégalement et être contrainte par des moyens allant de la discrimination raciale à l'embauche et dans la location ou la vente de logement, à la formation de milices violentes visant certaines races. Lorsque des membres de races différentes préfèrent s'associer et faire des affaires avec ceux de leur propre race, on parlera de séparation ou de séparation de facto, plutôt que de ségrégation. La ségrégation et la discrimination de facto sont bien plus difficiles à éradiquer que celles de jure.
Des politiques de ségrégation ont été appliquées légalement lors de l'Apartheid en Afrique du Sud et dans le Sud des États-Unis, pendant la période d'esclavage jusqu'en 1865 et après la reconstruction de 1876 qui a suivi la guerre de Sécession.
En 1896, dans le jugement Plessy v. Ferguson, la Cour suprême des États-Unis autorise les États des États-Unis et certains quartiers qui le souhaitent à imposer par la loi des mesures de ségrégation raciale. En 1913, le président Woodrow Wilson instaure la ségrégation de la fonction publique fédérale. En 1948, le président Harry S. Truman ordonne la déségrégation dans l'armée américaine. En 1954, dans l'affaire Brown v. Board of Education, la Cour suprême déclare la ségrégation raciale inconstitutionnelle dans les écoles publiques et invalide le jugement Plessy c. Ferguson. Au cours des vingt années suivantes, des lois fédérales et des jugements successifs, notamment le Home Mortgage Disclosure Act(en) et les lois sur la discrimination lors d'un prêt pour le logement, invalident la ségrégation raciale et la discrimination de jure aux États-Unis.
La ségrégation de jure, autant aux États-Unis qu'en Afrique du Sud, a introduit des lois contre le métissage (mariages interraciaux) et des lois contre l'embauche de personnes appartenant à la race visée dans la plupart des emplois, sauf ceux considérés dégradants. La ségrégation à l'embauche a contribué au déséquilibre économique entre les races. Cependant, l'idée de ségrégation a souvent abouti à des relations interraciales étroites en autorisant, par exemple, une personne d'une race donnée à travailler comme serviteur pour une personne de l'autre race. La ségrégation entraîne une séparation physique des races, qui peut aussi prendre la forme de l'obligation pour des races données de fréquenter, par exemple, des écoles et des hôpitaux exclusivement à leur usage.
HONTE NOIRE
La « Honte noire » (Die schwarze Schande (am Rhein) ou également Die schwarze Schmach (am Rhein)) est le nom donné à une campagne de propagande nationaliste et raciste déclenchée dans l'Allemagne de Weimar au début des années 1920 afin de dénoncer l'occupation de la Rhénanie par les troupes coloniales françaises : celles-ci, composées de soldats sénégalais, marocains et malgaches, étaient accusées de se livrer à divers sévices, incluant viols et mutilations, à l'encontre de la population allemande.
Sommaire
COULEUR DE LA PEAU
La couleur de la peau humaine, encore appelée teint ou complexion,
présente une gradation continue du rose-saumon très clair au marron
foncé presque noir, avec parfois des tons rosés ou cuivrés 1.
La quantité et la nature des mélanines contenues dans la peau, ainsi que leur répartition, sont les principaux critères déterminant sa couleur. Produisant en moyenne moins de mélanine que les hommes, les femmes ont un teint légèrement plus clair. Par ailleurs, le carotène alimentaire peut, en quantité importante, donner une composante légèrement jaunâtre à la peau. L’hémoglobine des capillaires sanguins donne une coloration rosée aux peaux claires, sauf chez les personnes ayant une couche de graisse sous-cutanée épaisse, cas fréquent chez les Extrême-Orientaux.
La génétique joue un rôle capital dans la détermination du teint, mais aussi l'exposition au soleil, la plupart des humains bronzant sous l'effet des radiations ultraviolettes. L'absorption de certains médicaments, ainsi que des pathologies comme la maladie d'Addison, peuvent aussi provoquer des hyperpigmentations, ou au contraire des dépigmentations (exemple du vitiligo). Les hormones féminines en grande quantité provoquent chez certaines femmes une hyperpigmentation partielle du visage (masque de grossesse).
La quantité et la nature des mélanines contenues dans la peau, ainsi que leur répartition, sont les principaux critères déterminant sa couleur. Produisant en moyenne moins de mélanine que les hommes, les femmes ont un teint légèrement plus clair. Par ailleurs, le carotène alimentaire peut, en quantité importante, donner une composante légèrement jaunâtre à la peau. L’hémoglobine des capillaires sanguins donne une coloration rosée aux peaux claires, sauf chez les personnes ayant une couche de graisse sous-cutanée épaisse, cas fréquent chez les Extrême-Orientaux.
La génétique joue un rôle capital dans la détermination du teint, mais aussi l'exposition au soleil, la plupart des humains bronzant sous l'effet des radiations ultraviolettes. L'absorption de certains médicaments, ainsi que des pathologies comme la maladie d'Addison, peuvent aussi provoquer des hyperpigmentations, ou au contraire des dépigmentations (exemple du vitiligo). Les hormones féminines en grande quantité provoquent chez certaines femmes une hyperpigmentation partielle du visage (masque de grossesse).
APARTHEID
LE RACISME EN AFRIQUE DU SUD
L’apartheid (mot afrikaans partiellement dérivé du français1, signifiant « séparation, mise à part »2) était une politique dite de « développement séparé » affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées. Il fut conceptualisé et mis en place à partir de 1948 en Afrique du Sud (Union d'Afrique du Sud, puis République d'Afrique du Sud) par le Parti national, et aboli le 30 juin 1991. La politique d'apartheid se voulait l'aboutissement institutionnel d'une politique et d'une pratique jusque là empirique de ségrégation raciale (Pass-laws, baasskap et colour bar), élaborée en Afrique du Sud depuis la fondation de la colonie du Cap en 1652. Avec l'apartheid, le rattachement territorial (puis la nationalité) et le statut social dépendaient du statut racial de l'individu.
Le concept de l’apartheid s’articulait ainsi autour de la division politique, sociale, économique et géographique du territoire sud-africain et de sa population répartie en quatre groupes raciaux hiérarchiquement distincts :
La politique d'apartheid fut le « résultat de l'anxiété historique des Afrikaners obsédés par leur peur d'être engloutis par la masse des peuples noirs environnants »3. Les lois rigides qui en résultèrent, « dictées par une minorité dynamique obsédée par sa survie » en tant que nation distincte, furent ainsi le résultat d'une confrontation, sur une même aire géographique, d'une société sur-développée, intégrée au premier monde avec une société de subsistance, encore dans le tiers monde, manifestant le refus de l'intégration des premiers avec les seconds4. Avec la volonté manifeste de revaloriser les différentes ethnies du pays, l'Afrique du Sud fut aussi alors l'un des très rares états centralisateurs à prêcher le droit au séparatisme5.
L'apartheid a été progressivement réformé en Afrique du Sud durant les années 1980 avec l'instauration de droits politiques aux indiens et aux métis avant d'être aboli en 1991.
L’apartheid (mot afrikaans partiellement dérivé du français1, signifiant « séparation, mise à part »2) était une politique dite de « développement séparé » affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées. Il fut conceptualisé et mis en place à partir de 1948 en Afrique du Sud (Union d'Afrique du Sud, puis République d'Afrique du Sud) par le Parti national, et aboli le 30 juin 1991. La politique d'apartheid se voulait l'aboutissement institutionnel d'une politique et d'une pratique jusque là empirique de ségrégation raciale (Pass-laws, baasskap et colour bar), élaborée en Afrique du Sud depuis la fondation de la colonie du Cap en 1652. Avec l'apartheid, le rattachement territorial (puis la nationalité) et le statut social dépendaient du statut racial de l'individu.
Le concept de l’apartheid s’articulait ainsi autour de la division politique, sociale, économique et géographique du territoire sud-africain et de sa population répartie en quatre groupes raciaux hiérarchiquement distincts :
- les Blancs : ce sont principalement les descendants d’immigrants européens arrivés dans le pays à partir de 1652 parmi lesquels on distingue les Afrikaners (60 % de ce groupe racial), principalement de souche néerlandaise, mais aussi française, allemande ou scandinave, de locution afrikaans, et les anglophones (40 %), principalement d'origine britannique. Ils représentent un peu plus de 21 % de la population sud-africaine au moment de la mise en place de l'apartheid.
- les Indiens : ce sont les descendants des coolies recrutés dans les régions de Madras et de Calcutta à partir de 1860 engagés dans les plantations de canne à sucre du Natal. Ils représentent un peu moins de 3 % de la population en 1950.
- les Coloured (ou métis) : on distingue d'une part les populations issues du métissage entre les Blancs et les Hottentots aux XVIe et XVIIe siècles et les Malais du Cap. Ils représentent 9 % de la population sud-africaine en 1950.
- les Noirs ou Bantous : ils représentent près de 67 % de la population sud-africaine au moment de la mise en place de l'apartheid mais sont les moins urbanisés des 4 groupes raciaux (80 % vivent alors en zone rurale). Ils se répartissent entre une dizaine d'ethnies dont les plus importantes sont les Xhosas et les Zoulous.
- le petit apartheid ou apartheid mesquin qui protégeait l'intimité des Blancs dans leur vie quotidienne en limitant leur rapport avec les non-blancs,
- le grand apartheid concernant la division spatiale du pays imposant des zones de résidence géographiquement séparées et racialement déterminées. Ce grand apartheid fut accompagné de mesures de déplacements et de regroupement des populations noires dans des foyers nationaux appelés bantoustans.
La politique d'apartheid fut le « résultat de l'anxiété historique des Afrikaners obsédés par leur peur d'être engloutis par la masse des peuples noirs environnants »3. Les lois rigides qui en résultèrent, « dictées par une minorité dynamique obsédée par sa survie » en tant que nation distincte, furent ainsi le résultat d'une confrontation, sur une même aire géographique, d'une société sur-développée, intégrée au premier monde avec une société de subsistance, encore dans le tiers monde, manifestant le refus de l'intégration des premiers avec les seconds4. Avec la volonté manifeste de revaloriser les différentes ethnies du pays, l'Afrique du Sud fut aussi alors l'un des très rares états centralisateurs à prêcher le droit au séparatisme5.
L'apartheid a été progressivement réformé en Afrique du Sud durant les années 1980 avec l'instauration de droits politiques aux indiens et aux métis avant d'être aboli en 1991.
CONTRE LE RACISME
C'EST QUOI LE RACISME?
Quelques définitions du mot racisme :
Quelques définitions du mot racisme :
- Système qui assure la supériorité d’un groupe racial sur les autres, en préconisant, en particulier, la séparation de ceux-ci à l’intérieur d’un pays (ségrégation raciale) ou même en visant à l’extermination d’une minorité (racisme antisémite des nazis). (Dictionnaire Larousse, 1970)
- Idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les “races”; comportement inspiré par cette idéologie. 2. Attitude d’hostilité systématique à l’égard d’une catégorie déterminée de personnes. Racisme envers les jeunes. (Dictionnaire Larousse, 2004)
- Théorie de la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement, et à son droit de dominer les autres… 2. Hostilité violente contre un groupe social. Racisme envers les femmes = sexisme. Racisme anti-jeunes… (Le Nouveau Petit Robert, 1994)
- Théorie fondée sur l'idée de la supériorité de certaines «races» sur les autres; doctrine qui en résulte, prônant notamment la ségrégation entre «races inférieures» et «races supérieures». Cour. Ensemble des comportements fondés, consciemment ou non, sur cette théorie, sur cette doctrine. ( Dictionnaire Universel Francophone)
- Le racisme est la valorisation, généralisée et définitive, de différences, réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier ses privilèges ou son agression. » (Encyclopædia Universalis)
- Ensemble d'attitudes et de comportements, individuels ou collectifs, consistant à réduire autrui à un caractère identitaire considéré comme spécifique, et du même coup comme "inférieur" et/ou nuisible et à légitimer à partir de ce pseudo-constat une entreprise de marginalisation, d'exclusion, voire de destruction de la personne d'autrui et de sa communauté d'appartenance. (encyclopédie de l'AGORA)
- Théorie selon laquelle certains groupes humains - caractérisés par leurs origines, leur nationalité, leur appartenance religieuse ou leur race - présenteraient, dans leur histoire, leurs moeurs, leur comportement, des signes d'infériorité justifiant des traitement discriminatoires à leur égard. (La grande encyclopédie, Larousse, 1975)
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