travail forcé des enfants sur le continent africain
Sur le continent africain
Le travail des enfants dans les plantations cacaoyères ivoiriennes
Enfant
travaillant dans une plantation de cacaoyer (photo DR).Comme dans tous
les pays producteurs, l’usage du travail des enfants dans les
plantations cacaoyères ivoiriennes est avéré. La Côte d’Ivoire est le
premier pays producteur de cacao au monde et le premier pays à profiter
de l’exploitation du travail des enfants.
Récemment un trafic
d’enfants des pays voisins de la frontière Nord (Mali et Burkina-Faso)
vers la Côte d’Ivoire et les zones de production cacaoyère notamment a
été découvert. L’usage dans un cadre familial du travail des enfants
dans les plantations cacaoyères, soit directement par les propriétaires
d’exploitation, soit par des exploitants agricoles allogènes ou immigrés
à qui des exploitations ont été cédées par des contrats de cession de
type « abugnan » ou « abusuan », existe depuis longtemps et semble
malheureusement être parfaitement admis et toléré.
Actuellement, on
ignore encore le nombre d’enfants qui travaillent dans les plantations
ivoiriennes de cacao, leur itinéraire, leur mode de recrutement, leurs
conditions d’arrivée en Côte d’Ivoire lorsqu’il s’agit d’enfants de
nationalité étrangère, la nature des liens qui les unissent à leurs
employeurs, leur mode de rémunération, les conditions dans lesquelles
ils travaillent dans ces plantations, etc. Il existe certes des études
sur le trafic et l’exploitation des enfants en Côte d’Ivoire, mais
aucune d’entre-elles ne traite de la question spécifique du travail des
enfants dans les plantations cacaoyères.
Une étude récente
sur la situation des enfants en Côte d’Ivoire aboutit (en ce qui
concerne le travail des enfants dans le secteur agricole) au double
constat de l’existence du phénomène et de l’efficacité de certaines
mesures mises en place par le Gouvernement pour y faire face. Les
données recueillies indiquent un accroissement du taux d’activité avec
l’âge. Les enfants de moins de 6 ans ne sont pratiquement pas impliqués
dans les activités sur l’exploitation : 97,2% d’entre eux n’ont aucune
occupation liée à la production. La participation des enfants de 6 à 9
ans est beaucoup plus significative puisqu’ils sont 33,6% à travailler.
Ce taux monte à 64% pour la tranche 10-14 ans et à 79,1% pour la tranche
15-17 ans.
Les enfants participent aux activités de nettoyage
des terres, aux traitements phytosanitaires et à l’écabossage selon la
région.
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